Ç LÕavenir cՎtait mieux È, Žcrivait sur un mur un passant du Panier le quartier le plus vieux de Marseille. Et dans ce vieux quartier, chaque jour appara”t un nouveau graffiti, un nouveau mot, une nouvelle pensŽe, Žcrite par la main rapide dÕun passant anonyme. Selon la lŽgende, Gyptis et Protis, ont vŽcu , ici au Panier, leur premi�re histoire dÕamour, environ 2600 ans avant nous. SÕimaginaient ils le Panier dÕaujourdÕhui ? Peut-�tre pas. Pouvons nous imaginer le Panier du si�cle prochain ? Fort probable, mais sans certitude. La seule chose qui est sžre, cÕest l'instant Žternel dont nous sommes prisonniers chaque seconde. Ces graffitis, me font penser au vol de papillons. Des images ŽphŽm�res sur des murs sŽculaires. Me font penser aux papillons, qui dansaient comme sÕils savaient que cՎtait leur derni�re danse dՎphŽmŽrides. Des papillons qui aiment le printemps, mais qui savent que leur vie passe si vite. Au Panier on voit partout la joie de vivre, lÕimmortalitŽ du moment prŽsent, la seule chose quÕil nous reste ˆ faire dans cette vie de passage : voler, danser, aimer, puis mourir. Ë ce jour la seule arme pour narguer la mort, reste lÕamour. Et �a cÕest vrai, puisque la grande vieille, bleue et am�re me lÕa tŽmoignŽ un soir de mai, par la chanson de ses vagues.